Quelque part entre l’auberge de jeunesse et l’hôtel traditionnel, il y a l’hostel. Le premier établissement du genre en Normandie, baptisé « Share & Cheers », a ouvert ses portes ce vendredi 5 avril 2019 en face de l’Espace des Marégraphes. Cette solution d’hébergement carrément attractive, on la doit à Aurélie Bouilland.

Un vent de fraîcheur souffle sur le quai Gaston-Boulet, où à proximité du pont Guillaume-le-Conquérant les anciens locaux de l’UFCV (Union Française des Centres de Vacances) faisaient tache dans le paysage urbain. La triste façade du bâtiment inoccupé depuis trois ans a disparu au profit de l’habillage gris et rouge du Share & Cheers, enseigne 100% indépendante. Il s’agit d’un « hostel », concept importé sur le territoire régional par la gérante Aurélie Bouilland.

« Hostel en anglais veut dire auberge de jeunesse, indique l’entrepreneuse normande, native de Vernon, qui a vécu 10 ans à Rouen. On se démarque de l’image vieillissante de l’auberge de jeunesse, avec un modèle nouvelle génération, plus anglo-saxon ou germanique : non associatif, très branché, design, hyperconnecté (ports USB et Wi-Fi partout) et surtout convivial, festif, autour d’un pôle bar. »

Le rez-de-chaussée a été aménagé de façon à favoriser la rencontre, l’ouverture aux autres, à travers 200 m2 d’espaces collectifs. Autour du bar central s’articulent un salon lumineux avec bibliothèque, un espace jeux (baby-foot, flipper, fléchettes), un espace restauration, une mezzanine avec jeux de société à disposition, un coin cuisine.

« L’idée de l’hostel, c’est le bon plan hébergement, à la fois confortable et économique, l’ambiance cosmopolite en plus. Mais les autochtones aussi trouveront leur place ici, car nous accueillerons des concerts et autres animations culturelles. » En attendant, tout Rouennais peut venir prendre un verre et en profiter pour s’inviter sur le toit terrasse. Bientôt, on y sera aux premières loges pour le spectacle de l’Armada.

Share & Cheers est une affaire de couple. La patronne Aurélie Bouilland a signé la décoration des lieux, tandis que son mari Jean-Marc a mené à bien les travaux. Il a fallu 13 mois pour assurer la rénovation complète du bâtiment, propriété de Jean-Marc, investisseur privé.

« Les hostels sont en train de sortir, la France commence à combler son retard, souligne Aurélie. Il en existe trois à Lyon, un à Lille, un à Bordeaux. Un autre se prépare à Nantes. A Rouen, par rapport à la taille de la métropole, on est dans les premiers. »

Share & Cheers, fiche d’identité en chiffres

Capacité d’accueil  : 80 lits, répartis sur les deux étages en 18 dortoirs

Couchage  : dortoirs pour 6 ou 4 personnes (2 ou 3 lits superposés) avec WC et salle de bain à partager, dortoirs pour 4 ou 2 personnes avec salle de bain privative

Tarifs de la nuitée  : à partir de 23€ par personne (formule basique en dortoir 6 lits), jusqu’à 75 € pour une chambre double Premium avec vue sur la Seine

Atout bonus  : un toit terrasse de 140 m² avec vue imprenable sur la Seine, la cathédrale ou les coteaux Ouest, accessible à tous moyennant une consommation au bar

Pour aller plus loin…

Share and Cheers

28 quai Gaston Boulet