
L’association « Panser ses maux » permet aux victimes de violences sexistes, seuxelles et de genre de s’exprimer à travers des ateliers artistiques. A sa tête, Johanna et Lexane, deux jeunes femmes très engagées.
Comment exprimer sa souffrance quand la parole ne parvient pas à raconter l’indicible ? « Par l’art », répondent Johanna et Lexane (respectivement à gauche et à droite sur la photo).
C’est la vocation de leur association « Panser ses maux » qui s’adresse aux victimes de violences sexistes, sexuelles et de genre. Une fois par mois, un atelier artistique est organisé dans un lieu différent, avec des intervenantes variées.
Écriture, céramique, collage, théâtre et bien d’autres pratiques permettent aux participantes de s’exprimer sans avoir besoin de dire et de se sentir moins seules face à leur souffrance. Afin de leur offrir un cadre intimiste, inclusif et bienveillant, l’association n’accueille que 5 à 10 personnes par atelier auxquelles se joignent à chaque fois les deux fondatrices : « Nous le faisons pour elles et pour nous, souligne Johanna. Cela créée des relations très fortes car nous nous livrons également. »
Et tandis que les mains écrivent, dessinent ou façonnent, les langues se délient. « Nous accueillons des femmes de 20 à 65 ans, de tous milieux, qui se disent soulagées d’un poids après un atelier, explique Lexane. C’est très intéressant de recueillir des témoignages de femmes plus âgées qui ont pris du recul sur ce qui leur est arrivé et de voir ce qu’elles en ont fait. »
Et une sororité se crée. Car ici, pas de jugement. Une écoute. Un respect d’une parole qui, pour la première fois peut-être, parvient à sortir. Et la rencontre avec d’autres femmes qui ont un vécu similaire.
« J’aurais aimé que ce genre d’espace existe quand j’ai moi-même été victime, confie Johanna. Il y a beaucoup de groupes de paroles, mais j’aurais été bien incapable de raconter mon histoire. Là, je suis en plus très heureuse de transmettre ma passion pour l’art. »
L’association « Panser ses maux » comble donc un vide à Rouen grâce à l’engagement des deux Rouennaises. « C’est un sentiment fort d’être engagée sur des thématiques qui nous tiennent à cœur et qui touchent de nombreuses femmes dont beaucoup de mon entourage, commente Lexane. On se sent vraiment utile. »
Afin de poursuivre son développement et d’organiser davantage d’ateliers, l’association recherche activement des bénévoles.
Pour que l’art puisse continuer à transformer les maux en mots d’amour et à mettre du beau au cœur.
Pour aller plus loin
Association « Panser ses maux »
Page Facebook : Panser ses maux Compte Insta : pansersesmaux_rouenÉmail :pansersesmaux@gmail. com
